Depuis que Marie-Louise traîne dans les sphères de la Haute, nous avons revu notre mode de vie. Nous avons commencé par l'achat d'une particule (n'est-ce pas Steph). Nous verrons pour le titre plus tard, il nous faudra je pense vendre quelques vaches pour l'acquerir. Mais Monseigneur de La Courte Pièce a du mal à s'y faire. Pourtant je n'arrête pas de lui dire que c'est pas la taille qui compte et tout et tout. Mais bon que voulez vous, les hommes attachent de l'importance à ces choses là.

Il me fallait donc une robe pour accompagner Marie-Lou dignement lors de ses soirées mondaines. Par "accompagner dignement" j'entends jusqu'aux grilles du château, je perds ensuite toute élégance face au champagne, aux petits fours et au champagne encore. Mais on le sait bien les paysans sont tous alcooliques et grossiers, je ne fais pas exception à la règle.

Ce qu'on sait moins c'est que les aristos aussi. Mais ils ont une arme secrète pour camoufler leur irrévérence... Le pied de poule.

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j'ai repéré le patron de la robe Ariel de Maison Victor (attention robe à fort potentiel mémèrisant !) chez Machinchoz. Elle en a fait une très jolie version (très garden party compatible je dois dire). Et c'était la base que je recherchais pour me faire une robe d'hiver à manches longues. N'ayant pas de petites mains pour mettre en forme mes toilettes ou resserrer mes corsets, je la voulais dans un tissus confortable, assez épais et facile à vivre. Dans une sorte de sweat fin en fait. Mais je le voulais absolument imprimé. Je n'ai rien trouvé à mon goût et j'ai finalement jeté mon dévolu sur un jersey ponte de roma, un jersey épais (double knit il me semble, mais n'ayez pas peur ça ne fait pas mal, rien à voire avec le double kick) et lourd.

J'ai pas mal modifié le patron pour avoir la version que j'avais en tête, j'ai raccourci la jupe de 8 cm (pas assez selon Monseigneur de La Courte), j'ai allongé les manches (par pudeur), j'ai supprimé la fermeture éclaire dans le dos (souvenez vous je n'ai personne pour m'habiller le matin) et j'ai envoyé la parmenture au diable vauvert en terminant par une encolure typ-tish (j'avais pensé à un biais mais j'avais peur qu'on voit mes bretelles de soutifs et ça j'aime pas, je gagne 1 cm avec cette encolure).

Question taille... autant vous prévenir Maison Victor ça taille grand, voire très GRAND. Je ne vais pas tourner autour du pot, ma toile en 34 était trop large de partout ,bon ok j'ai choisi un tissu stretch mais quand même ! Le 32 avait des pièces beaucoup trop courtes (et puis ça m'aurait fait mal au c*l de me coudre du 32, j'ai déjà du mal à encaisser le 34) j'ai donc retravaillé la taille 34 (on ne supprime pas juste les marges parce que sinon vous aurez des encolures et des emmanchure encore plus large et si le but était de resserrer un peu les choses ça sera plutôt raté). J'aurais pu ajouter 2 cm de longueur de buste, ça sera pour la prochaine fois.

Au final je suis contente de cette robe confortable et hyper pratique qui s'enfile facilement. Par contre à éviter lorsque je fais des confitures, il semblerait qu'elle me donne des airs de Bree Van de Kamp en cette occasion.

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Robe Ariel - Maison Victor sept-oct 2015

Ponte de Roma pied de poule noir et café crème Girl Charlee 

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Il a vu que ça m'avait bien plu alors il m'a refait le coup du "passe toi les mains dans les cheveux !" Par contre il ne peut pas s'empecher de se mettre à genoux et je ne suis pas fan de la contre-plongée. Mais bon c'est son petit plaisir alors je fais contre mauvaise fortune bon coeur.

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Il y'a des jolies découpes devant et dans le dos ce qui permet d'ajuster la robe sans être serré (même en 32-34, jugez de la performance). 

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Bon par contre elle ne tourne pas.